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1-J'aurais pu ajouter :interdit aussi de faire la sieste sur sa terrasse, ce qui était possible auparavant, plus précisément avant qu'un autre bar pionnier en la matière (mais qui fera faillite) ne vienne faire régner sa loi, avec des décibels audibles à plusieurs centaines de mètres à la ronde... Certains rétorqueront qu'il n'est pas possible de faire la sieste dehors en ville et donc réclamer le droit de faire la sieste dans un village est une revendication exagérée.
Réponse :ce qu'il faut bien comprendre c'est la référence à ce qui est habituel ordinaire et ce qui ne l'est pas : les textes de lois eux-mêmes qui traitent des nuisances sonores s'appuient sur cette référence: ils parlent alors d'émergence sonore, soit la différence de décibels entre ce qui est habituel et ce qui ne l'est pas. Dans ce village, en l'absence de tapage musical et de travaux occasionnels, il est possible, habituel, ordinaire et depuis très longtemps de faire la sieste sur sa terrasse, du moins en certains lieux.
Ce calme ambiant de village est d'ailleurs promu, ou était promu, par de nombreux publicitaires touristiques. D'autre part même si en de nombreuses agglomérations il est impossible de faire la sieste sur sa terrasse on ne saurait en déduire qu'il est normal de ne plus pouvoir s'assoupir dans des lieux où cela, habituellement, est possible...
Pareil pour la nuit où en principe le commun des mortels aspire surtout à dormir. Habituellement les nuits dans de nombreux villages sont silencieuses.
Va-t-on invoquer la circulation bruyante et incessante des villes pour justifer le droit à faire du tapage musical dans les rues silencieuses des villages ? (comme cela m'a été suggéré par certains, vivants eux dans des endroits isolés et non bruyants...Bonjour l'empathie...)
Invoquer le réel malheur des uns en tel lieu n'est pas suffisamment pertinent pour le prendre comme modèle à généraliser en tous lieux.
Mais même dans les villes les tapages musicaux de nombreux bars sont pointés du doigt par de nombreux riverains Et cette réaction parait tout à fait légitime. Car on comprend que les décibels correspondants y sont bien plus gênants que ceux de la circulation habituelle.
Donc, on le voit la référence à des milieux bruyants pour justifier le tapage dans des milieux habituellement non bruyants n'est pas du tout pertinente. Elle est même plutôt absurde et contraire au désir de respecter autrui.
Ville ou non tout voisinage se devrait d'être respectueux de chacun, et chacun se devrait d'être respectueux du voisinage. Les lois elles-même vont en ce sens.
Autre argument à remettre à sa place: les villages s'agrandissent et deviennent des villes, c'est dans l'ordre des choses. Par conséquent il faut savoir accepter la venue de voisins bruyants, à commencer par les bars et leur musique tapageuse.
D'une part nous venons de le voir, les citadins comme les villageois ont tous droit à la tranquillité de voisinage.
D'autre part "vouloir" transformer un village en ville relève prioritairement de choix politiques qu'on n'est pas du tout obligé de partager (pour moultes raisons à commencer par le fait que les gens qui quittent les villes ne les quittent pas en général pour revivre une vie de citadin ailleurs. Mais plutôt parce qu'ils sont justement en quête de calme, de sérénité, de tranquillité et de nature voire de respect de la nature et de respect d'autrui et de fraternité. On ne saurait dire que l'on respecte le calme, la nature ou même une vie sociale plus chaleureuse en étendant sans cesses les agglomérations.
Qu'un village se repeuple cela certes se conçoit, qu'il se transforme en bourgade ne cessant de s'étendre au détriment de l'agriculture, de la nature, de la qualité de son air (déjà bien vicié en saison froide ) et de la qualté de vie des habitants, c'est une autre histoire.
On en revient donc là à des problèmes à la fois sociaux, environnementaiux mais aussi de "colonisation" de milieux ruraux par des visions urbanistes- (j'emploie ailleurs un autre mot qui me semble plus judicieux) .
Et j'ose prétendre que les tapages musicaux qui ont sévi ces dernières annnées sur ce village où je suis né relèvent d'une certaine colonisation tant des esprits que de l'espace sonore rural.C'est ce type de colonisation que l'on retrouve la plupart du temps, dans les projets d'aménagements de la Montagne, avec des mentalités plus ou moins anti-nature se réclamant éventuellement de l'écologie. Un comble.
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