Fukushima: évolution de la situation, Japon, France et centrale nucléaire de Fukushima (2)  
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Nucléaire :propagande d’AREVA et “contre-pub” de Sortir-du-Nucléaire >> centrale nucléaire de Fukushima : évolution de la situation (2)   
 

Centrale nucléaire de Fukushima.Evolution de la situation France et Japon (2)

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 Centrale nucléaire de Fukushima : évolution de la situation (2)  
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
(publié le 3/4/2011 -dernière mod : 
auteur : Lilian Brunel ) 
 
 
<<Une information étant un mouvement qui, tant que le contexte ne bouge pas, réduit l’incertitude,le contexte doit pour sa part être imaginé comme un réservoir d’incertitude.>> (Emmanuel Dion ) 
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Il s’agit ici de donner des informations permettant à chacun de mesurer le degré de gravité des événements inhérents à la catastrophe de Fukushima, en se focalisant avant tout sur les points suivants: 
-évolution de la catastrophe; 
-risques éventuels à court et/ou à long terme; 
-mesures envisagées ou en cours. 
(A mon sens, il ne faut céder ni à l’insouciance, ni au pessimisme,ni au catastrophisme, ni à la passivité, ni à la résignation, ni encore moins, à la peur.Ni évidemment à la naïveté. ) 
 
 
1. Rappel de quelques risques majeurs 
 
 
 
La fonte du coeur peut amener le  mélange à traverser la cuve puis les fondations de béton et ainsi contaminer l’environnement avec des radio-éléments  à la durée de vie très longue.>
(Sciences et Avenir ) 
 
Iode 131: 8 jours 
Krypton 85: 10,8 ans 
Cesium 137 :30 ans 
Stromtium 90:28 ans 
Plutonium (diffférents isotopes): de 13 ans à plus de 24 000 ans” 
(Sciences et Avenir
 
“Le top des poisons : du plutonium. Même si le plutonium rejeté avait tendance à retomber rapidement dans un rayon de plusieurs dizaines de kilomètres, rien ne peut exclure sa présence, même minime, dans le panache qui se déplace dans la troposphère (couche atmosphérique en dessous de 10 000 m) ceci par des vents porteurs à plusieurs milliers de kilomètres.” >> 
(Next-up*
Le carburant du réacteur 3 est du MOX. Or ce combustible est une belle saleté. Composé d’uranium et de plutonium, issu de déchets nucléaires recyclés, le MOX considéré comme « bien plus réactif que les combustibles standards » par Jean-Marie Brom, ingénieur atomique, directeur de recherche au CNRS. « Le plutonium, qui n’existe pas à l’état naturel, est un poison chimique violent. Le mieux aurait été de ne pas en mettre du tout ». L’inhalation d’un micro-gramme de plutonium est suffisante pour provoquer un cancer du poumon !” 
(Next-Up *
* source à vérifier 
 
 

2.Evolution de la catastrophe de Fukushima

 
Informations classées selon les sources 
(En bleu foncé, informations paraissant les plus capitales. 
En violet, mots qui appellent à s’interroger.) 
 
ASSOCIATIONS ECOLOGISTES
CRIIRAD ET IRSN  
IRSN :Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire
MEDIAS CLASSIQUES
 
Selon un expert en nucléaire, il faudra 50 à 100 ans avant que les barres irradiées de Fukushima soient suffisamment froides pour être retirées du site” 
(Courriel du 2 avril de Florent Bigel qui cite abc.net
 
.
 
FRANCE note du 2 avril (IRSN ) : 
Persistance d’iode 131 dans l’air en France à des concentrations variant entre quelques dixièmes de millibecquerels et quelques millibecquerels par mètre cube d’air (mBq/m3). 
(...) 
<<La présence d’iode 131 est également confirmée dans les prélèvements d’eau de pluie, de lait et de végétaux à des concentrations de l’ordre du becquerel par litre (eau de pluie et lait) ou du becquerel par kilogramme ( végétaux). De l’iode 131 est notamment détecté à l’état de traces dans des échantillons de lait de vache prélevés en Essonne (0,09 Bq/L) et en Vendée (0,15 Bq/L). 
Les concentrations en radionucléides artificiels mesurées en France dans les différents milieux surveillés sont très faibles et ne présentent aucun danger environnemental ou sanitaire, même en cas de persistance dans la durée.” 
 
L'opérateur de la centrale nucléaire de Fukushima-Daiichi, au Japon, a annoncé samedi la découverte d'une fissure sur une structure en béton du réacteur n°2 qui pourrait expliquer l'origine d'une fuite radioactive dans l'océan Pacifique.” 
(Le Point.fr-2 avril ) 
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Chaque heure 1000 msv s'écoulent dans le Pacifique 
(France Inter - 3 avril 2011) 
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Fissure de 20 centimètres de long: 
La cuve de maintenance où elle se trouve a été remplie de béton, mais les employés n'ont pas réussi à le faire sécher. Ils ont donc ensuite injecté un polymère dans une tuyauterie reliant la cuve au reste du système, espérant colmater la fuite grâce à ce matériau susceptible d'une expansion importante et capable d'absorber d'importantes quantités d'eau. On ne savait pas encore dimanche si la manoeuvre avait réussi.” 
(Temprsreel.NouvelObs.com-3 avril
 
 
Tokyo Electric Power Co. a annoncé mercredi [23 mars] avoir observé 13 fois des faisceaux ["beams"] de neutrons à la centrale nucléaire de Fukushima. TEPCO, la compagnie qui exploite la centrale nucléaire, a déclaré qu'un faisceau de neutrons mesurait environ 1,5 km et qu'il se situait au sud-ouest de la centrale.  
(...) 
Les faisceaux de neutrons peuvent être la preuve que l'uranium et le plutonium s'échappent des réacteurs nucléaires et qu'il y a fission nucléaire.” 
 
(Courriel transféré par Florent Bigel le 2 avril.Source originale :english.kyodonew.jp )
JAPON (IRSN ) 
 
Le 31 mars 
Dans le pire scénario, quel serait l’impact sur Tokyo, et dans quel délai? 
Le scénario du pire n’est pas d’actualité ; la situation montre un lent rétablissement, avec une échelle de temps qui se mesure en semaines.”  
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Le 1° avril 
L’état des réacteurs 1 à 3 reste très préoccupant. Bien que les alimentations électriques aient été retrouvées, les systèmes de refroidissement propres aux installations ne sont pas remis en service ; les vérifications se poursuivent. Le refroidissement est assuré par injection d’eau douce. Les cœurs sont toujours dénoyés sur environ un tiers de leur hauteur. (....) 
Dans l’état actuel de la situation, il paraît raisonnable de considérer qu’il ne devrait pas y avoir de rejet conduisant à des conséquences plus importantes que celles observées jusqu’à présent au-delà de 30 km.” 
 
le 3 avril 
Un réacteur continue à émettre des décharges radioactives dans l'atmosphère alors que des eaux contaminées semblent filtrer de la coque du réacteur n° 2 et passent par ruissellement dans le sol avoisinant et l'océan Pacifique. De hauts degrés de radiation (2 millions de becquerels par mètre carré) ont été détectés à 40 km de la centrale par l'Agence internationale à l'énergie atomique cette semaine et l'accident de Fukushima est déjà considéré comme le plus grave survenu dans le monde, depuis Tchernobyl en 1986.” 
(LePoint.fr-3-avril)
 
Ensevelissement de la centrale : La plus grande bétonnière du monde navigue vers le Japon” 
(Florent Bigel le 2 avril ,se réfère à :chronica.augusta.com ) 
 
Un conseiller du premier ministre [Japonais] a reconnu qu'il faudrait plusieurs mois pour arrêter les émanations radioactives produites par quatre des six réacteurs de Fukushima. «Le plus grand défi concerne les quelque 10.000 barres de combustible usé dont le retraitement prendra très longtemps», a-t-il ajouté.” 
Une plateforme flottante en acier de 136 mètres de long et 46 mètres de large devrait arriver dans les prochains jours en face de Fukushima Daiichi. Ses réservoirs d'une capacité de 10.000 tonnes pourraient servir à évacuer l'eau contaminée de la centrale. 
(Source: Leparisien.fr-3 avril ) 
 
CRSN (Agence de Sécurité Nucléaire et Industrielle) a estimé samedi que la fusion nucléaire du premier réacteur était peut être en cours” (Next-Up-le 4 avril )
 
 
Demande du Japon à la Russie pour l'envoi d'une usine flottante utilisée pour le démantèlement des sous-marinsnucléaires. 
Celle-ci permettrait de solidifier l'eau contaminée provenant de la centrale de Fukushima. 
(Source : lefigaro.fr-le 5 avril )
 
Le président de l’Agence de l’Energie Atomique Japonaise a déclaré "La situation est très grave, on ne peut pas exclure la possibilité d’une contamination radioactive généralisée au Japon qui nécessitera de mobiliser toutes les connaissances et les expériences fondées sur une catastrophe nucléaire, cela pourra nécessiter de l’État et des collectivités locales de prendre des mesures spéciales qui viseront à faire face à la situation d’urgence". Tanaka Toshikazu membre de l’agence et Président de la sûreté nucléaire de Yuans Matsuura Shiyouzi a averti : "En l’absence de système de refroidissement d’urgence  une partie du combustible qui s'accumule au fond de la cuve du réacteur est en train de fondre (corium), les parois de la cuve qui sont sous pression sont fragilisées par la chaleur et risquent de se briser".  Il a rajouté en remarque "Le combustible restant dans les trois réacteurs est beaucoup plus radioactif que celui de Tchernobyl "  
(Next-Up ,le 4 avril, se réfère à Japan Atomic Energy Agency, info du 2 avril )
 
5 avril, au matin : 
France 
La CRIIRAD et l’IRSN, tiennent toujours des propos rassurants: contamination généralisée sur le territoire français(IRSN) .A des concentrations très faibles,sans incidence sur la santé et sur l’environnement
(Contamination par conséquent sur nos montagnes...) 
 
Pour le Japon: aucune nouvelle note d’information (l’IRNS) .Ces organismes expliquent qu’il faut un  délai de plusieurs jours pour parvenir à analyser les données. 
Rappelons également que la CRIIRAD se plaint  de stations qui ne donnent pas les résultats de certaines mesures : elle exige la transparence internationale. 
(cf sa pétition )
 
Selon diverses sources :difficultés pour parvenir à colmater la fissure. Les techniciens en rechercheraient une seconde (le 5 avril ) 
 
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Selon un porte-parole de l’OMS (organisation Mondiale de la Santé...) la catastrophe nucléaire de Fukushima ne représente aucun danger , hors du Japon
(Source tsr.ch , le 5 avril) 
(C’est bien connu, le danger s’arrête aux frontières.) 
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Le 6 avril 
La première fissure par laquelle de l’eau contaminée se déversait dans l’océan a été colmatée en injectant dans le sol du verre soluble. (Celui-ci se solidifie au contact de l’eau.) 
Au niveau du réacteur numéro  1, une nouvelle explosion d’hydrogène est redoutée par les experts. Pour l’éviter, Tepco envisage d’injecter de l’azote. 
 
L’eau de l’océan continue d’être polluée par le déversement de l’eau radioactive issu des tentatives de refroidissement (iode 131 et césium 137 ) 
Pour la consommation des produits de mer, le gouvernement Japonais a fixé le seuil de radioactivité à ne pas dépasser  à: 
-2000 becquerels/kg pour l’iode 131 
-500 becquerels/kg pour le césium 137 
Certains pays effectuent des restrictions sur l’importation de produits alimentaires du Japon. 
Depuis mardi, l’Inde interdit l’importation de tout produit alimentaire. 
(Sources : lefigaro.fr, Ici.Tf1.fr , le 6 avril )
 
Japon : Alerte de radiation de 10,3msv 
A l’extérieur de la zone d’évacuation de 20 km de la centrale,  le niveau de radiation a dépassé la limite en deça de laquelle  on conseille aux gens de rester confinés dans leur habitation. 
(Source Next-Up-le 5avril ) 
6 avril- CRIIRAD (France)
(Résultats du 5 avril ) 
De l'iode 131 a été détectée dans les échantillons prélevées à partir du 28 mars.Ces niveaux d’activité restent très inférieurs à ceux que la CRIIRAD avait pris en compte pour effectuer une évaluation prévisionnelle des risques liés à l’inhalation (...). Ils conduisent à évaluer une dose très faible pour une exposition sur une durée de 7 jours.  
Des traces de césium apparaissent sur certains filtres (Césium 137 et ,134)  
Les activités volumiques restent trop faibles pour que le résultat soit quantifiabl
(...) D’autres radionucléides sont également présents dans l’air ambiant mais à une concentration qui reste pour l’instant inférieure à la limite de détection (...) 
La présence d'iode 131 est également confirmée par les analyses effectuées par le laboratoire de la CRIIRAD dans les précipitations collectés dans les secteurs de Bordeaux (26 au 27 mars), Annecy (27 au 28 mars),Quimper (27 mars), Paris (29 au 31 mars),Toulouse (27 au 30 mars), Valenciennes (30 au 31 mars) et en Corse (28 mars).Les résultats sont compris entre quelques dixièmes de Becquerels par litre et quelques Becquerels par litre. 
L’ensemble des mesures disponibles confirme donc une contamination détectable sur le territoire français mais dont l’intensité ne justifie pas pour l’instant la mise en oeuvre de mesures de protection spécifiques. 
Bien que les niveaux de contamination soient très faibles, et dans une logique de radioprotection, il est toutefois préférable de ne pas utiliser l’eau de pluie collectée sur les toits comme source principale d’eau potable.”
 
Un accident de criticité temporaire  (réaction en chaîne )a peut-être eu lieu. 
Ce grave accident est suspecté par des experts qui s’interrogent notamment sur la présence en mer de chlore 38 lequel n’existe pas à l’état naturel.Cet isotope du chlore aurait été détecté le 25 mars. 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
isards anti-nucléaires 
 
<<Du Japon, ils nous envoient du Césium 137 à brouter, les nucléaristes. Non mais, mériteraient un coup de corne...>> 
Isards s’interrogeant sur l’intelligence profonde des nucléaristes. 
 
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En bref... 
Actualités 
 
 
 centrale nucléaire de fukushima : évolution de la situation (2)  
 
 
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